Âne de Provence

L'âne de la transhumance

L’Âne de Provence est sans doute le plus représenté dans l’imagerie traditionnelle du fait de sa représentation dans la crèche.

Depuis le XVème siècle, l’Âne de Provence a été un acteur essentiel de la transhumance des moutons en portant, grâce à des bâts adaptés, le matériel et la nourriture des bergers, le sel pour les brebis et même les agneaux nés en chemin. Alphonse Daudet en a longuement parlé dans ses écrits. 

A la fin du XIX siècle, on comptait 13000 ânes dans le sud de la France. En 1993 on n’en comptait plus que 330. L’Association, reconnue en 1995, tente depuis cette date, en collaboration avec les Haras Nationaux-IFCE, de sauver la race de l’extinction.

Aujourd’hui, grâce à des passionnés, les effectifs sont montés à environ 1000 têtes.

Les élevages sont concentrés dans le berceau de race, c’est-à-dire la région PACA, la région Rhône-Alpes, ainsi qu’en Languedoc-Roussillon. Il existe bien sûr des élevages hors berceau de race.

Âne rustique, solide, à ossature forte, calme et très patient, il est facile à éduquer. Sa taille à 3 ans varie entre 1,20 m et 1,35 m pour les mâles et 1,17 m et 1,30 m pour les femelles.

La robe typique est gris tourterelle avec sur le dos une bande cruciale et la raie de mulet (croix de Saint André obligatoire).

Cet âne rustique est promis à un bel avenir pour :

  • Randonner : son caractère et sa conformation en font un excellent randonneur,
  • Débroussailler : il peut entretenir toutes sortes de terrains,
  • Travailler : au bât, à l’attelage, à la traction ; il est de plus en plus utilisé en maraîchage.


Télécharger le poster de l'âne de Provence

Pour aller plus loin : Association de l'Ane de Provence


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