Baudet du Poitou & mule poitevine

Races mulassières du Poitou

Baudet du Poitou

L’âne du Poitou semble avoir fait son apparition dès le Xe siècle en France. L’industrie mulassière poitevine, particulièrement florissante du XVIIe au XIXe siècle, assura une solide réputation de géniteur au baudet, qui fut largement exporté dans de nombreux pays (Amérique, Pays méditerranéens …) avant de voir ses débouchés intérieurs et extérieurs disparaître rapidement après la Seconde guerre mondiale. En 1977, une étude met en évidence qu’il ne reste plus que 44 baudets du Poitou.

Les Haras nationaux, en partenariat avec les éleveurs et le Parc naturel régional du Marais poitevin décident le lancement d’une opération de sauvegarde, consolidée notamment par la création d’une asinerie expérimentale. Une opération de croisement continu d’absorption débute en 1981, avec l’acquisition de 18 ânesses portugaises de grande taille destinées à être saillies par des baudets du Poitou de race pure. 

A l’origine, le coeur du berceau de race est la région de Melle en Deux-Sèvres. Toutefois, le baudet du Poitou était élevé dans toute la zone comprenant le sud des Deux-Sèvres, l’ouest de la Vienne, le sud de la Vendée, le nord de la Charente et de la Charente-Maritime. Aujourd’hui, son élevage s’étend à d’autres régions de France et dans quelques pays étrangers (9% des naissances en 2007).

Sélectionné depuis toujours dans l’objectif de produire des mules de grande taille, il tire toute sa valeur de son rôle de reproducteur. 

Aujourd’hui de plus en plus de passionnés utilisent le baudet du Poitou pour le travail agricole, la selle, le bât ou encore l’attelage de loisir. Le baudet du Poitou se trouve en effet être un bon porteur, assez allant et pouvant développer beaucoup de force.

Standard du baudet du Poitou : 

Tête grosse et longue ; oreilles longues et bien ouvertes, garnies de poils longs. 

Encolure forte ; garrot effacé ; dos droit et long ; rein bien attaché ; hanches peu saillantes ; croupe courte. 

Cuisse longue et musclée ; épaule droite ; sternum saillant ; côtes rondes ; membres puissants, articulations très larges ; pieds larges et ouverts, recouverts de poils. 

Robe bai brun. Dessous du ventre et intérieur des cuisses gris clair. 

L’ânesse est parfois moins chargée de poils ; son bassin et sa croupe sont plus larges que chez le mâle. 

Taille moyenne du mâle : 1.45 m 

Taille moyenne de la femelle : 1.40 m 


Mule poitevine

Depuis 2002, l’appellation “ mule poitevine ” est officiellement reconnue par le Ministère de l’agriculture. C’est l’hybride issu de l’accouplement entre le baudet du Poitou et la jument trait poitevin mulassier.

La mule poitevine mesure couramment 160 à 165 cm au garrot mais peut atteindre et même dépasser les 170 cm pour un poids moyen de 600 à 700 kg. Sa résistance et son pied sûr font d’elle un outil remarquable pour le bât. Les mules poitevines sont également utilisées pour l’attelage et la selle de loisir. Enfin, la mule poitevine est avant tout une mule de gros trait, particulièrement apte aux travaux agricoles et au débardage.

Aujourd’hui, la production annuelle ne dépasse guère une vingtaine d’animaux qui trouvent facilement preneur dans le sud de l’Europe.


Télécharger le poster du baudet du Poitou

Télécharger le poster de la mule poitevine

Pour aller plus loin : Association nationale des Races mulassières du Poitou


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