Âne normand

Petit mais costaud

L’âne normand : le plus petit de la famille des sept races françaises mais pas le moins vaillant.

Originaire des cinq départements de la grande Normandie (Calvados, Manche, Orne, Eure et Seine-Maritime) et aussi de deux départements des Pays de la Loire (Mayenne et Sarthe), il était élevé et sélectionné dans ces régions pour ses aptitudes d’auxiliaire agricole.

L’essor de l’industrie laitière, à partir du milieu du 19ème siècle et jusque dans les années 60 du 20ème, a généré son utilisation quasi systématique dans le transport du lait récolté aux champs vers la laiterie de la ferme.

Une soixantaine de passionnés élèvent environ 1400 ânes normands dont 84 ânesses reproductrices en 2012 et une centaine de baudets agrées à la monte répartis sur toute la France.

Leur morphologie, petits mais râblais, forts et durs à la tâche, s’est modelée au fil des années dans ces activités du passé. Les éleveurs recherchent avant tout des animaux bien proportionnés, avec une encolure forte de longueur moyenne, un poitrail ouvert, un dos tendu et musclé.

Les membres doivent être solides, pourvus d’articulations fortes et de sabots légers. La tête de l’âne normand doit être rectiligne, son œil grand au regard vif et ses oreilles bien plantées à la verticale. Quant à sa robe, elle varie du bai au chocolat et est agrémentée d’une croix de Saint André bien visible. Enfin, les membres peuvent être pourvus de zébrures.

Aujourd’hui, ces aptitudes particulières sont appréciées dans toutes les utilisations modernes. Il excelle dans tous les menus travaux, au maraîchage comme au débardage. Son caractère, sa petite taille en font le compagnon idéal de la randonnée familiale.

Télécharger le poster de l'âne normand

Pour aller plus loin : Association de l'Ane normand 


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